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Comptes d’Apothicaire ?
Puisqu’on vous le dit : les finances publiques dérapent…
Factuellement cela est faux, car, depuis 2017, les dépenses publiques ont diminué en proportion du PIB de 0,4 point.
Karaté Kid Lecornu, comme les autres membres du gouvernement, aurait-il oublié les moments de vérité ?
Prenez Amélie De Montchalin, près de la cour mais loin du compte. Elle déclare que le
budget va permettre de réduire le déficit de 0,6 point et que cette réduction se fera pour moitié par des économies et pour moitié par la fiscalité.
Bonnet d’âne pour Amélie, c’est 0,4 point reposant pour trois quarts sur une hausse
des impôts et pour un quart sur des économies. Nous ne résistons pas à la tentation de citer
Madame De Montchalin, répondant à une députée dans l’hémicycle de l’Assemblée
Nationale : « les yeux dans les yeux »,
« il n’y a pas de document ou de réalité qui amènerait une dizaine de milliers de fortunés Français à ne payer aucun impôt sur le revenu. Je vous le confirme avec toute la transparence qui est la mienne. »
Et pourtant, des documents de Berçy le prouvent.
En France, 13 335 foyers fiscaux disposant d’un patrimoine immobilier d’au moins 1,3 million
d’euros ont déclaré un impôt sur le revenu nul ou négatif en 2024, d’après une note interne de la Direction générale des finances publiques (DGFiP) transmise à la commission des finances du Sénat.
Si on ajoute les non-résidents fiscaux et les personnes décédées en cours d’année, le nombre de ces foyers fiscaux s’élève à 18 525.
Cela représente entre 7 et 10 % des redevables de l’Impôt sur la fortune immobilière (IFI) qui affichent un impôt sur le revenu nul ou négatif.
Pour la CGT, la justice fiscale n’est pas une question technique : c’est une question sociale et
démocratique majeure.
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Fraude sociale et fiscale : à l’Assemblée, un projet de loi jugé déséquilibré !
Après son adoption au Sénat cet automne, l’examen du projet de loi de lutte contre la fraude sociale et fiscale a débuté le 25 février. Le gouvernement entend récupérer au moins 2 milliards d’euros, grâce à un arsenal législatif renforcé. Les députés de gauche dénoncent un texte qui vise et stigmatise les plus pauvres.
Ils dénoncent à cette occasion l’absence de mesures contre le très coûteux évitement fiscal des plus riches et le caractère liberticide des mesures proposées.
Article publié le 26 mars 2026.